Charles Baudelaire/E. Nelligan

 

Charles Baudelaire

  • Maître, il est beau ton Vers ; ciseleur sans pareil,
    Tu nous charmes toujours par ta grâce nouvelle,
    Parnassien enchanteur du pays du soleil,
    Notre langue frémit sous ta lyre si belle.

    Les Classiques sont morts ; le voici le réveil ;
    Grand Régénérateur, sous ta pure et vaste aile
    Toute une ère est groupée. En ton vers de vermeil
    Nous buvons ce poison doux qui nous ensorcelle.

    Verlaine, Mallarmé sur ta trace ont suivi.
    O Maître tu n'es plus mais tu vas vivre encore,
    Tu vivras dans un jour pleinement assouvi.

    Du Passé, maintenant, ton siècle ouvre un chemin
    Où renaîtront les fleurs, perles de ton déclin.
    Voilà la Nuit finie à l'éveil de l'Aurore.

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.