Déjà la nuit en son parc amassait/J. du Bellay

 

Déjà la nuit en son parc amassait

  • Déjà la nuit en son parc amassait
    Un grand troupeau d'étoiles vagabondes,
    Et, pour entrer aux cavernes profondes,
    Fuyant le jour, ses noirs chevaux chassait ;

    Déjà le ciel aux Indes rougissait,
    Et l'aube encor de ses tresses tant blondes
    Faisant grêler mille perlettes rondes,
    De ses trésors les prés enrichissait :

    Quand d'occident, comme une étoile vive,
    Je vis sortir dessus ta verte rive,
    O fleuve mien ! une nymphe en riant.

    Alors, voyant cette nouvelle Aurore,
    Le jour honteux d'un double teint colore
    Et l'Angevin et l'indique orient.

 

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