Marées/J. Planchard

 

Marées

 

  • C'est le moent de calme étrange où puissamment
  • La vague se rassemble et s'enlève, où j'espère
  • En cette escencion verse la lune, chimère
  • Dont l'antique silence attend l'achèvement.
  •  
  • Car l'onde, soulevée, dans son élan se fige,
  • Dans son élan magique et débordant d'espoir
  • Qui fait de l'océan un immense ostensoir
  • Attendant que mes cieux s'ouvrent à ce prdige.
  •  
  • Mais dans un vol d'écume et dans un bruit profond
  • - Car tu avais raison, heure lourde et sensible -
  • C'est la chute, et la fin de ce monde impossible.
  • Alors la tragédie se retire et se fond,
  •  
  • Et tandis que la nuit, se retrouvant, respire,
  • Une course se joue entre de clairs rubans
  • S'élançant au rivage ainsi que ces enfants
  • Joyeux, que la maison, le soir venu, aspire.
  •  
  • Et quand la mer n'est plus qu'un glissement très doux,
  • Montant de l'inconnu des ombres incertaines,
  • Tardive, dérivée des secousses lointaines,
  • Une mousse alanguie vient mourir près de nous.
  •  
  • Le rivage étalé dans une offre latente
  • L'attire, mais l'appel du large emporte tout !
  • Et fuyant, et râpant le sable et le caillou
  • Elle se brisera sur la vague montante ...
  •  
  • O le troublant vertige où le reste se perd,
  • L'embrun dans les cheveux et le sel sur les lèvres,
  • Et les troncs frissonnants d'inguérissables fièvres
  • Des tamaris ployés sous le vent de la mer.
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  • Extrait du recueil : "Marées"
  • Poètes du temps présent - La pensée universelle

 

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