Solitude

 

  • Solitude
  • Homme égaré dans les siècles,
    Ne trouveras-tu jamais un contemporain ?
    Et celui-là qui s’avance derrière de hauts cactus
    Il n’a pas l’âge de ton sang qui dévale de ses montagnes,
    Il ne te connaît pas les rivières où se trempe ton regard
    Et comment savoir le chiffre de sa tête recéleuse ?
    Ah ! Tu aurais tant aimé les hommes de ton époque
    Et tenir dans tes bras un enfant rieur de ce temps-là !
    Mais sur ce versant de l’Espace
    Tous les visages t’échappent comme l’eau et le sable,
    Tu ignores ce que connaissent même les insectes, les gouttes d’eau,
    Ils trouvent incontinent à qui parler ou murmurer,
    Mais à défaut d’un visage
    Les étoiles comprennent ta langue
    Et d’instant en instant, familières des distances,
    Elles secondent ta pensée, lui fournissent des paroles,
    Il suffit de prêter l’oreille lorsque se ferment les yeux.
    Oh ! Je sais, je sais bien que tu aurais préféré
    Etre compris par le jour que l’on nomme aujourd’hui
    A cause de sa franchise et de son air ressemblant
    Et par ceux-là qui se disent sur la terre tes semblables
    Parce qu’ils n’ont pour s’exprimer du fond de leurs années-lumière
    Que le scintillement d’un cœur
    Obscur pour les autres hommes.

 

 

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